Ski-Joering ?
Historique
Le terme de ski-joering est d'origine scandinave, joering étant dérivé de jöring : tracter. Cela consiste donc à se faire tracter par un animal pour se déplacer sur un sol enneigé. Cette pratique remonterait à une époque estimée aux environs de moins 2500 ans avant Jésus-Christ. Dans ces régions enneigées la plupart du temps, cette utilisation du cheval parait aller de soi.
Sous nos latitudes, cette utilisation du cheval est apparue récemment, à des fins de loisir, sur le massif alpin, d'abord en Suisse, puis en France. Cette pratique instaurée à la fin du XIXème siècle s'est terminée avec le début de la seconde guerre mondiale.
À noter que au début du XXème siècle, par ce moyen, les skieurs pouvaient déjà remonter les pistes de ski avec peu d'efforts, comme ils ont pu le faire par la suite avec l'arrivée des remontées mécaniques.
C'est en l'an 2000 que cette activité a été reconnue par la F.F.E. (Fédération Française d'Équitation), au travers de sa branche chargée du Tourisme Équestre. Presque dix ans plus tard, elle reste une activité minoritaire au regard du nombre d'adhérents de cette fédération sportive (quatrième rang national).
Comment le pratique t-on ?
Photo 1
Il vous faut un cheval harnaché presque de la même façon que s'il tirait une charrette ou un traineau, un skieur chaussé de petits skis, et un dispositif permettant de les relier. Pour ce faire, on utilise une paire de tubes ou gaines possédant des articulations, qui reliés ensemble à leur extrémitées permettent de tracter le skieur (Photo 1), et dont la souplesse facilite la prise de courbes. Évidemment, comme pour toute pratique équestre, le cheval se dirige avec des rênes qui sont accessibles aux mains du skieur-meneur grâce à des poignées (Photo 2). Une bâche évite que la neige soulevée par les sabots du cheval aveugle le skieur-meneur.
Photo 2
Comme toute technique, elle se pratique à travers diverses disciplines de la compétition à la randonnée en moyenne montagne.
Il n'est pas nécessaire d'être cavalier pour être skieur-meneur, mais plutôt d'être à l'aise sur des skis et de connaître les chevaux. Une personne pratiquant l'attelage s'y trouvera plus à l'aise qu'un cavalier ; un skieur débutant pourra facilement chuter et laisser partir son cheval, situation sans conséquence dans une carrière.
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